Le gouvernement fédéral crée de nouvelles règles et limite la publicité sur les paris.

Le gouvernement fédéral a publié, ce vendredi 10 juillet, dans une édition spéciale du Journal officiel de l'Union (DOU), l'Ordonnance interministérielle MF/SECOM/MJSP n° 73 du 10 juillet 2026, qui réglemente les règles relatives à la publicité, à la communication et au marketing des paris sportifs à cotes fixes dans le pays. Ce document est entré en vigueur à la date de sa publication.
Le règlement a été signé conjointement par les ministres des Finances, du Secrétariat à la Communication sociale de la Présidence de la République et de la Justice et de la Sécurité publique. Il établit des obligations pour les opérateurs de paris, les producteurs, les distributeurs, les sponsors et les médias qui diffusent ou promeuvent des contenus publicitaires relatifs aux paris , et définit les pratiques considérées comme abusives, trompeuses ou frauduleuses dans le secteur.
Publicité interdite
L'ordonnance énumère les catégories de publicités expressément interdites. Les actions publicitaires qui ne répondent pas aux critères suivants sont interdites :
⇒ promouvoir ou afficher des marques, des logos, des profils de médias sociaux ou tout signe distinctif d'opérateurs non autorisés par le gouvernement ;
⇒ contiennent des liens , des codes promotionnels ou des mécanismes qui dirigent l'utilisateur vers les chaînes de l'opérateur sans autorisation ;
⇒ afficher les paris gagnants, y compris ceux avec des prix en monnaie réelle ;
Ils peuvent publier des prédictions, des stratégies ou des analyses sur des événements sportifs susceptibles d'inciter aux paris sur un marché particulier, lorsqu'elles sont diffusées à proximité immédiate du contenu éditorial.
Sont également interdites les publicités présentant les jeux de hasard comme une source de revenus, un investissement, une solution aux problèmes financiers ou un moyen de recouvrer des pertes antérieures. De même, sont interdites celles qui promettent un gain facile, incitent au jeu excessif ou contiennent des appels à l'action pressants. La publicité contenant de fausses informations sur les chances de gain est également interdite.
Protection des enfants et des adolescents
Le règlement considère comme abusive toute publicité pour les jeux d'argent destinée, directement ou indirectement, aux enfants et aux adolescents. Il interdit les publicités qui présentent l'image ou la participation de mineurs de moins de 18 ans, qui associent les jeux d'argent à des activités culturelles destinées aux enfants et aux jeunes, ou qui sont diffusées dans les établissements scolaires et les structures de soins médicaux et psychologiques.
Les plateformes de téléchargement d'applications et les systèmes d'exploitation sont tenus d'empêcher la mise à disposition d'applications de jeux d'argent sur les comptes des enfants et des adolescents. Les réseaux sociaux doivent bloquer l'accès des mineurs aux contenus publicitaires de ce secteur, conformément à l'article 24 de la loi n° 15.211 du 27 novembre 2025.
Vérification et transparence
Avant toute diffusion de publicité pour des paris, les personnes physiques ou morales impliquées dans la chaîne publicitaire doivent vérifier si l'annonceur est agréé par le ministère des Finances ou l'autorité compétente de l'État ou du District fédéral. Cette vérification doit être effectuée à l'aide de la liste officielle des opérateurs agréés, tenue à jour par le Secrétariat des prix et des paris.
Le règlement exige également que les annonceurs affichent clairement et de manière accessible leur identifiant et leur numéro d'autorisation sur leur interface. Pour s'inscrire, il est obligatoire d'obtenir et de conserver le nom ou la raison sociale de l'annonceur, son CNPJ (numéro d'identification fiscale brésilien) et son numéro d'autorisation.
Inspection et sanctions
L’application de ce règlement relève de la compétence du Secrétariat national de la consommation, en lien avec le Système national de protection des consommateurs, conformément au Code de la consommation (loi n° 8.078 de 1990). Le Secrétariat des prix et des paris fonctionne de manière parallèle et indépendante, en vertu de la loi n° 14.790 du 29 décembre 2023.
En cas d’infraction, le Secrétariat à la Communication Sociale peut engager une procédure administrative en vue d’évaluer la suspension ou la radiation de l’inscription du contrevenant au Registre National des Agents de Médias Publicitaires (Midiacad), en garantissant le droit à une audience équitable, à une défense complète et à une décision motivée.
Résumé de l'AI du décret interministériel MF/SECOM/MJSP n° 73/2026
Objet : Réglementation de la publicité, de la communication, du marketing et de l'offre de paris à cotes fixes, établissant une coopération entre le Secrétariat des prix et des paris (ministère des Finances), le Secrétariat national des consommateurs et le Secrétariat national des droits numériques (ministère de la Justice).
Points principaux:
- Qui se soumet à la norme
Les opérateurs de paris et toute personne physique ou morale qui produit, promeut, sponsorise, diffuse, transmet ou amplifie la publicité pour les paris à cotes fixes.
- Principes requis
Jeu responsable, transparence, bonne foi, protection des enfants/adolescents et des personnes vulnérables, protection des données personnelles et de la santé mentale/financière.
- Pratiques interdites (publicité abusive/trompeuse)
⇒ Promotion d'opérateurs non autorisés (nom, marque, liens, codes promotionnels, etc.) ;
⇒ Fournir des conseils/pronostics de paris liés au contenu éditorial sportif ;
Afficher les paris gagnants ;
⇒ Suggérer l’« argent facile » ou associer le jeu à la réussite personnelle/sociale, y compris avec les célébrités ;
⇒ Présenter les paris comme une source de revenus, un investissement ou une solution financière ;
⇒ Inciter à des paris excessifs ou à un sentiment d'urgence à agir ;
⇒ Diffuser de fausses informations sur les probabilités ou l'influence des compétences sur le résultat ;
⇒ Associer les jeux de hasard à des comportements illégaux, discriminatoires, sexualisés ou offensants pour les traditions culturelles ;
⇒ Cibler la publicité sur les enfants et les adolescents (y compris dans les écoles, les cliniques ou avec des contenus destinés aux mineurs).
⇒ Il existe une exception : la retransmission fortuite de marques/parrainages dans le contexte d’événements sportifs à l’étranger n’engendre pas de responsabilité, à condition qu’il n’y ait pas de mise en avant ou d’exploitation commerciale intentionnelle.
- vérification préalable et transparence
Avant de diffuser des publicités, les annonceurs doivent vérifier que l'annonceur est un opérateur agréé (via la liste officielle du Secrétariat des prix et des paris), qu'il possède un numéro d'enregistrement et d'autorisation CNPJ et qu'il affiche clairement cette identification sur l'interface.
- Protection des mineurs
Les boutiques d'applications et les systèmes d'exploitation devraient empêcher les comptes des enfants/adolescents d'accéder à des applications de jeux d'argent ou à des applications ne comportant pas de vérification d'âge ; les plateformes de médias sociaux devraient empêcher ces comptes de recevoir des publicités pour les jeux d'argent.
- Inspection
⇒ Le Secrétariat national de la consommation supervise le Code de protection des consommateurs (Loi 8.078/1990) ;
⇒ Le Secrétariat des prix et des paris supervise les opérations en vertu de la loi 14.790/2023 ;
⇒ Les deux fonctionnent de manière autonome et indépendante, en échangeant des informations ;
⇒ Les infractions peuvent entraîner la suspension/l'annulation de l'inscription du contrevenant auprès de Midiacad (Registre national des agents de médias publicitaires), avec le droit à une audience équitable et à une défense complète garanti.
- Terme
Elle entre en vigueur à la date de sa publication (10 juillet 2026).
Décret interministériel MF-SECOM-MJSP n° 73 du 10 juillet 2026

