Le ministère de l'Agriculture révoque la charte de brevet du Jockey Club de Goiás en raison d'irrégularités.

Jockey I 18.05.26

Par : Magno José

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Une décision signée par le ministre Carlos Fávaro le 26 mars empêche l'entité d'organiser des courses hippiques avec paris dans le pays après qu'un audit a identifié un CNPJ (numéro d'identification fiscale brésilien) inactif et l'absence de conseil d'administration depuis 2021.

Le Jockey Club de Goiás s'est vu retirer sa licence d'exploitation par le ministère de l'Agriculture et de l'Élevage. La décision a été signée par le ministre Carlos Henrique Baqueta Fávaro le 26 mars 2026. L'arrêté n° 496 a été publié au Journal officiel de l'Union ce jeudi 15 mai. Cette mesure interdit à l'organisme d'organiser des courses hippiques avec paris sur le territoire national.

La révocation fait suite à un audit sur site mené du 25 au 28 août 2025 dans les installations de l'hippodrome de Goiânia. Les inspecteurs ont établi deux documents techniques qui ont servi de base à la décision ministérielle : le rapport d'audit de viabilité économique Turfe 9 et le rapport d'audit de viabilité technique Turfe 2. Ces deux rapports ont mis en évidence plusieurs non-conformités compromettant le fonctionnement de l'établissement hippique.

Absence de conseil d'administration pendant quatre ans.

L'audit a révélé que le Jockey Club de Goiás fonctionnait sans conseil d'administration formellement constitué depuis 2021. Les auditeurs ont vérifié que l'entité n'avait pas d'organes de direction régulièrement élus et enregistrés depuis quatre ans. Dans sa défense administrative, l'institution a déclaré qu'elle prévoyait d'organiser de nouvelles élections pour constituer le conseil d'administration le mois suivant l'audit.

L'absence de conseil d'administration est restée sans solution durant toute cette période. Le Jockey Club de Goiás a déposé un recours administratif en première instance dans les délais légaux. Dans le document de recours relatif à la viabilité économique, enregistré sous le numéro 45551586, l'entité a invoqué les difficultés rencontrées ces dernières années pour justifier les irrégularités constatées.

Numéro CNPJ (numéro d'identification fiscale brésilien) inactif auprès du Service fédéral des impôts

Les inspecteurs des impôts ont constaté que le CNPJ (numéro d'identification fiscale brésilien) de l'entité est inactif auprès du Service fédéral des impôts brésilien. L'instruction normative RFB n° 1 863/2018 stipule que les entreprises de gestion de terrains de sport titulaires d'une lettre de brevet doivent maintenir un CNPJ actif et à jour auprès du Service fédéral des impôts. Cette réglementation exige également le respect des dispositions du décret n° 96 993/1988 et de la loi n° 7 291/1984.

Le statut irrégulier du CNPJ (numéro d'identification fiscale brésilien) constitue une infraction à cette obligation légale. Le Jockey Club de Goiás n'a pas résolu le problème constaté lors de l'audit. L'entité a déclaré prendre des mesures pour régulariser sa situation.

L'arrêté ministériel indique que cette situation d'enregistrement irrégulier pourrait perdurer. Organiser des courses hippiques avec paris par une entité titulaire d'une Lettre de brevet mais dont le CNPJ (numéro d'identification fiscale brésilien) est inactif peut constituer une fraude fiscale. Ce fait dépasse le cadre administratif et relève du pénal, comme le précise le document officiel justifiant la révocation.

Absence de responsabilité depuis 2023

Le Jockey Club de Goiás n'a pas soumis ses états financiers pour l'évaluation de sa viabilité économique depuis l'exercice 2023. La loi n° 7.291/1984 et le décret n° 96.993/1988 imposent cette obligation aux établissements hippiques. Le non-respect de cette obligation légale a entraîné l'émission de deux avis d'infraction par la Coordination du bien-être animal et de l'élevage équin du ministère de l'Agriculture.

L'avis d'infraction n° 6/2025/CBPA/SDI/MAPA a été émis à l'encontre de l'entité. La procédure est enregistrée sous le numéro 21000.002859/2025-90. Par la suite, l'avis d'infraction n° 13/2025/CBPA/SDI/MAPA a été émis, identifié par la procédure 21000.044164/2025-85. Ces deux avis font état de l'absence de démonstration de la viabilité économique de l'établissement, telle que définie par la législation nationale relative aux terrains de sport.

Pour sa défense, le Jockey Club de Goiás a imputé l'absence de publication de ses états financiers à des difficultés de gouvernance et à l'inéligibilité de son CNPJ (numéro d'identification fiscale brésilien). L'entité a indiqué être en train de restructurer son service comptable. L'arrêté ministériel souligne que l'absence d'états financiers d'une entité titulaire d'une charte de brevet pendant une période aussi prolongée est inacceptable.

Trois audits consécutifs ont rejeté la faisabilité technique.

Le Jockey Club de Goiás a fait l'objet de trois audits en 2021, 2024 et 2025. À chaque fois, l'entité a été jugée techniquement non viable. La récurrence de ces irrégularités témoigne d'un manquement systématique aux obligations administratives prévues par la législation fédérale régissant l'élevage équin au Brésil.

L’étude de faisabilité technique évalue l’état des infrastructures, la sécurité, le bien-être animal et la capacité opérationnelle pour l’organisation de courses hippiques. Un refus systématique signale des carences qui compromettent la qualité des compétitions et la sécurité des animaux, des jockeys et du public. Le ministère de l’Agriculture utilise les critères techniques définis dans la réglementation spécifique relative à l’élevage équin pour évaluer les organismes de courses hippiques.

Un autre problème constaté concernait la difficulté de communication entre le ministère de l'Agriculture et le Jockey Club. Ce dernier n'a pas répondu aux courriels de l'organisme d'inspection, ni aux appels téléphoniques enregistrés. Il n'a pas non plus mis à jour son inscription auprès de l'autorité de réglementation. L'absence d'un conseil d'administration dûment constitué a été évoquée comme une cause probable de ce dysfonctionnement.

Recours administratifs jugés irrecevables.

En appel, le Jockey Club a déposé une requête, intitulée « Appel en deuxième instance ». La défense a fait valoir que la révocation était disproportionnée aux irrégularités constatées et a demandé une nouvelle possibilité de régulariser la situation administrative et d'enregistrement de l'entité hippique.

Le ministère de l'Agriculture a précisé que cette allégation est sans fondement au regard de la législation en vigueur. L'entité concernée ne possède pas de CNPJ (numéro d'identification fiscale brésilien) valide, ce qui rend illégale l'organisation de courses hippiques avec paris. L'agence fédérale a déclaré ne pouvoir tolérer de telles pratiques irrégulières.

L’arrêté ministériel constate qu’il n’est plus possible d’accepter l’argument de bonne foi du requérant ni sa demande de nouveau délai pour prendre les mesures nécessaires. Les irrégularités persistent depuis 2021. À la date de la décision, elles n’ont toujours pas été corrigées, comme l’atteste un audit sur place dûment consigné dans les rapports techniques.

Le Secrétariat au Développement rural a publié la Note d'information n° 9/2025/CBPA/SDR/MAPA. Le Bureau de conseil juridique du ministère de l'Agriculture a établi l'avis n° 01120-2025-CONJUR-MAPA-CGU-AGU, approuvé par l'arrêté n° 10963-2025-CONJUR-MAPA-CGU-AGU et les arrêtés subséquents. Les avis techniques et juridiques ont conclu à la confirmation de la révocation du brevet.

La législation exige le respect des règles juridiques et fiscales.

La loi n° 7 291 du 19 décembre 1984, transposée en application du décret n° 96 993 du 17 octobre 1988, établit que l’octroi et le maintien d’une lettre de brevet aux établissements hippiques sont subordonnés à la démonstration de leur viabilité technique et économique. L’exploitation régulière des Jockey Clubs est conditionnée par la preuve de conditions adéquates.

La législation encadre les aspects structurels, administratifs, financiers et opérationnels des courses hippiques. La réalisation d'audits de faisabilité technique est une obligation légale. L'objectif est de garantir que seules les entités dûment qualifiées et réglementées puissent organiser des courses hippiques avec paris sur le territoire national.

L'article 45 du Code civil dispose que seules les personnes morales légalement constituées et actives possèdent la personnalité juridique. Seules ces personnes ont la capacité d'exercer des droits et de contracter des obligations. Le ministère de l'Agriculture ne peut maintenir l'agrément ou la reconnaissance d'une entité en situation irrégulière, telle que définie par le droit civil brésilien.

La loi n° 7.291/1984 prévoit des sanctions en cas de violation de ses dispositions et règlements. L'article 22 stipule que les infractions constatées lors de procédures administratives seront sanctionnées par un avertissement, une amende de 10 à 1 000 fois la valeur de référence maximale, ou le retrait de l'autorisation d'exploitation. L'amende peut être doublée en cas de récidive.

La décision ministérielle met fin à la procédure administrative.

Le ministre Carlos Henrique Baqueta Fávaro a reconnu la recevabilité du recours, mais l'a jugé non fondé. Sa décision repose sur la persistance d'irrégularités et le non-respect des obligations légales et réglementaires nécessaires au maintien du brevet. Le ministre a confirmé la validité des motifs de la décision rendue en première instance, corroborant pleinement la décision finale n° 46294180.

La décision ministérielle souligne que l'entité a disposé d'un délai raisonnable et suffisant pour se conformer aux exigences légales et réglementaires. Son inaction persistante constitue un manquement aux obligations administratives, violant les principes d'efficacité et de légalité énoncés à l'article 37, paragraphe 1 , de la Constitution fédérale. Le non-respect des injonctions administratives aggrave la situation de l'entité exploitant le terrain de sport.

L'arrêté ministériel précise qu'une fois épuisée la voie de recours administrative visée à l'article 56 de la loi n° 9.784/1999, aucun autre recours n'est possible. La procédure est définitivement close au niveau de l'administration publique fédérale. La décision est sans appel.

La révocation du brevet intervient pour non-respect des obligations légales et réglementaires indispensables à son maintien. Cette mesure est fondée sur les dispositions de la loi n° 13.873/2019, article 45 du Code civil, et sur les autres réglementations applicables à l’élevage équin au Brésil. Le Jockey Club de Goiás perd ainsi son autorisation d’organiser des courses hippiques officielles sur le territoire brésilien.

Possibilité d'une nouvelle demande après régularisation.

Une fois les irrégularités constatées corrigées, l'entité dûment constituée peut solliciter une nouvelle lettre de brevet. Le ministère de l'Agriculture exige que la régularisation complète de la situation (enregistrement, administration et finances) soit une condition préalable à l'examen de toute nouvelle demande. L'entité doit démontrer sa capacité technique et économique à exercer des activités liées aux gazons.

L'allocation des ressources à l'élevage équin et la sécurité juridique du secteur dépendent de la régularité des organisations hippiques. La documentation attestant de la conformité comptable, fiscale et administrative permet d'analyser les capacités de gestion. La transparence des opérations de paris est une condition essentielle à l'autorisation d'exercer des activités hippiques au Brésil.

Les dossiers ont été transmis au Secrétariat au Développement rural pour information et suite à donner. Le département ministériel chargé de la supervision de la filière équine nationale suivra toute éventuelle régularisation de l'entité. Il traitera les futures demandes de brevet qui pourraient être déposées par le Jockey Club de Goiás.

 


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