Un amendement relatif à la sécurité menace le financement du sport à hauteur de 500 millions de réaux ; comprenez pourquoi.

Le projet d'amendement constitutionnel relatif à la sécurité publique pourrait priver le Brésil de près de 500 millions de réaux de ressources allouées au sport et à d'autres domaines sociaux. Cette mise en garde émane d'organisations du secteur sportif qui suivent de près l'évolution de ce projet de loi au Congrès national.
Selon la chronique Painel du quotidien Folha de S.Paulo, le projet de réforme constitutionnelle (PEC) prévoit une réduction progressive, pouvant atteindre 30 %, des sommes versées par les sociétés de paris sportifs au Conseil national des comités sportifs (CNCE). L'objectif affiché de cette mesure est de réaffecter ces ressources au financement de la sécurité publique.
Entités concernées
Le Conseil national brésilien des sports et des loisirs (CNCCE) regroupe le Comité olympique brésilien (COB), le Comité paralympique brésilien (CPB), la Confédération brésilienne du sport scolaire (CBDE) et la Confédération brésilienne du sport universitaire (CBDU). Ces organisations alertent sur les conséquences néfastes des coupes budgétaires pour la formation des athlètes et le développement des projets sociaux.
Le rapporteur du PEC (Proposition d'amendement constitutionnel) au Sénat, Rogério Carvalho (PT-SE), a déclaré qu'il entendait maintenir le texte tel qu'approuvé par la Chambre des députés. La position du sénateur vise à accélérer le traitement de la proposition, mais s'oppose à la mobilisation des instances sportives.
Pressions au Sénat
Dans la semaine suivant la publication de cet article, les athlètes olympiques et paralympiques, ainsi que les présidents des comités qui composent la CNCE (Confédération nationale des sports olympiques et paralympiques), doivent rencontrer des sénateurs pour demander la préservation des ressources allouées au sport.


